Il est temps

Oh, donner libre cours au flux des déceptions ou
de la colère, de la joie et des rires fous, des mots
vides, mots retenus, inutiles, écrasés au fond, oui
tout au fond de soi, où se cache le délicat parfum

de ce qui fut lumière et art, le corps fébrile et nu.
Du corps jamais ne s’envoler, ni se fondre en lui.
Empêtrée dans les plis du drap et du ciel, l’image
d’un ailleurs là, excès de mon cœur battant quand

croisant dans un rêve ton visage, de ta nuit brume
subtile, je laisse dans le désert ce qui reste de moi,
vague traînée de l’insomnie. Secrète promesse du

jour à venir, que le corps seul déchiffre, et l’or file
entre les doigts. Il est temps. Laisser être les fleurs
et des oiseaux le chant. Ouvrir les mains, les yeux.

19 02 17

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