L’Or des jours

Les mots cognent et crient.
Dents serrées. Mots étouffés.
Sur mon visage, est-ce moi.
Rien n’est visible – ou Soi.

Où. Ni fenêtre, ni masque.
Les yeux cherchent un arbre.
La bouche happe l’air des rues.
Dans les oreilles, houle de jazz.

La peau affleure, flotte au vent.
Pas de frontière, ni de falaise,
D’Île à l’horizon. Bleu infini,

De l’eau seule – Oh, Blessure.
Oh, Soleil et Joie, l’Or des jours.
Douceur, fragile et murmurée.

05 10 17

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Petit jour

Le froid ce matin pique mes doigts.
Ma bouche laisse entrer l’air, la vie.
Le ciel est d’un bleu tendu, pâle, gris.
Pas un oiseau. Les cyprès accueillent

Le temps. Le soleil pointe. Les toits
Tremblent un peu, comme au loin
Les dunes au petit jour, plein désert.
Je marche sur des cailloux de lave.

Les mouches déjà tournent autour
De mes yeux. J’avance. Que faire
D’autre, quand le sol s’étend, infini.

Ce matin, ma peau est serrée contre
Toi. Chaleur irremplaçable du souffle
De la nuit, dans ton corps endormi.

01 11 17