Embruns musqués

Jamais au bout du monde ne se lamente l’être,
en ce moi de passage. Sauvage, il recueille de
tes mains, de ta voix, de tes jambes nerveuses
les reflets matinaux. Au bord de la falaise, oui,

il admire le ciel, jamais ne se retourne. Assailli
par les nuages en feu, par l’ombre des baleines,
il fixe la houle où tu te caches, oublie le temps.
Tu tiens des fleurs, elles sont là, et le champ où

le vent les malmenait, et le visage, tendu vers le
ciel, main en visière, toi qui les nommais, repue
de leur parfum, et la sirène d’un paquebot, et le

monde alerté, oh, tout cela. L’être ne désespère
jamais, dans la noire tourmente, ivre d’embruns
musqués, il chante. Un enfant, éternel et joyeux.

20 02 17

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