Le torrent de l’absence

Oh, le torrent de l’absence, sous un ciel bouleversé.
Marcher sur les galets, sur les rochers pointus, pieds

Dans l’eau. Chant des oiseaux, antiques pins parasols.
Halo de clarté, visage. Atteindre le cœur de l’histoire.

Sortir du silence, par la danse et les gestes d’amour,
Lancés à la mer, un moment scintillants, mystérieux.

15 08 17
San Carlos de la Rápita, 15 08 17, 17h21. ©JJM

Reflet d’une île

Rhapsodie houleuse, est-ce naufrage, oh jouissance,
Murmure, souffle chaud, secret d’amour, râle intime.

Je croise toujours un enfant, une silhouette fugitive.
J’accroche une voile au soleil. Je découvre les arbres,

Une place ombragée, le reflet d’une île sur l’herbe. Je
M’y réfugie, consolé, oui, pour glisser dans l’inconnu.

14 08 17
San Carlos de la Rápita, 12 08 17, 16h37. ©JJM

En plein été

 

Chant du cygne, Chevalier, oh, si fier sur Rossinante,
In extremis un testament défiant la faulx, goût salé

Des larmes sur la langue. Joie, la vie baigne ton corps.
Je pense à toi, à ton dernier lit. Le mien est brouillon,

Dulcinée, amour et rêve. En plein été de Castille, toi,
Ensoleillé de courage, victorieux des moulins du réel.

08 08 17
Voûte, Jacobins,14 06 17, 15h52. ©JJM