Enflammer la vie

Hanté par une idée de Bergson, parcourant
les rues comme un fou, montant dans le bus
bondé, figé devant Œdipe aveuglé par quoi,
par lui-même, par les chemins perdus, la foi,

en qui, cherchant je ne sais où je ne sais quoi,
alors que c’est là, dessous, oh, dans un regard,
dessous, fuyant et puissant, de quoi enflammer
la vie, la vie, tu sais, la vie. Liberté. Il faut bien

la porter haut, ou les mots sont vides, étiquettes
délavées, cache-misères troués, monnaie de singe.
Non, lavons le sens, faisons craquer la croûte, et

affrontons le vent, la pluie, oui, pleurons de joie,
les mains savent y faire, le corps chante et danse,
allez, l’ombre des pensées n’éteint jamais l’amour.

08 11 16

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