Tes bras de sable

Ouvrir la fenêtre, soulever le ciel, affronter l’hiver.
La nuit, s’il fait trop froid, si tout brûle, filer, rêver,
d’Afrique, de méandres arborés. Un fleuve au cœur
du bush. Je m’arrête, écoute, quel parfum de liberté.

Accoudé au balcon de l’origine, je suis la migration
des gnous, l’envol des flamands, des hippopotames
le bain. Sous la tente, le râle d’un fauve nonchalant
me ramène à mon corps transi, au drap en flammes.

J’ouvre la fenêtre, il fait si froid. Je rembobine ma
vie, encore plein de la douceur de tes bras de sable.
Je m’éloigne, personnage d’un tableau orientaliste,

habillé d’un pagne blanc. Lames de nuages rouges,
grands acacias, baobabs. Villages tressés de palmes,
oui, dans le grenier de mes tremblements enfantins.

22 03 17

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