Fleurs

Jamais, au bout du monde, ne se lamente l’être / En ce moi de passage. Sauvage, il recueille de / Tes mains de tes yeux de tes jambes nerveuses / Les reflets matinaux. Au bord d’un précipice,

Il vise l’horizon, jamais ne se retourne. Assailli / Par le feu des nuages, par l’ombre des baleines, / Il fixe la houle où tu te caches, oublie le temps. / Tu tiens des fleurs, elles sont là, et le champ où

Le vent les malmenait, et le visage tendu vers le / Ciel, main en visière, toi qui les nommais, repue / De leur parfum, et la sirène d’un paquebot, et le

Monde alerté, oh, tout cela. L’être ne désespère / Jamais dans la noire tourmente. Ivre d’embruns / Musqués, il chante. Un éternel enfant, si joyeux.

Photos : Plafond, Galerie Borghese, 23/08/18, 15:40 ; Pivoines, cloître des Augustins, Toulouse, 21/05/17, 17:28 ; Statue, Cour carrée du Louvre, 09/11/19, 08:56 ; sonnet ©JJM

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s