Un oiseau tourne au ras du café, / Se pose sur mon épaule, nerveux. / Ses fines griffes piquent ma peau. / Parle, je ne comprends pas, n’ai
Toujours pas compris. Un œil rond / Me fixe en silence. Je comprends / silence de joie et de douceur. / Silence des pas au bord de l’eau.
Silence de nos mains au soleil. / Silence du sable, des coquilles. / Silence des mots brûlés, poing / Serré. Silence des bateaux, du
Naufrage. Silence d’une bouche / Ouverte, qui crie, ne le sait pas, / Recluse, n’appelle plus, voudrait / Le dire, hurle au fond de la mer.
Silence du monde indifférent et, / Le matin, des embruns parfumés. / Horizon flou. Oh, l’oiseau s’en va, / Me laisse tourner au ras du café.

Photos : Plaque électrique de cuisson, Paris, 30/07/18, 10:35 ; Plantes, Jardin du m. du quai Branly, 29/07/18, 11:59 et 12:01 ; Le Naufrage de Virigine, Paul de Virginie, fond d’assiette, début du XIXe s., 29/07/18, 13:03, texte ©JJM