Voir Venise

Voir Venise n’est pas voir Venise, mais vivre une improbable fusion entre le nom, les tableaux, Carpaccio, Titien, Tintoret, Proust, pâte feuilletée que la vision dite réelle étale et garnit de sensations étranges, du fait même de sa complexité imaginaire. C’est ne plus véritablement savoir où l’on est, être pris. Être à Venise. Proust écrit :

« Ma gondole suivait les petits canaux ; comme la main mystérieuse d’un génie qui m’aurait conduit dans les détours de cette ville d’Orient, il semblait au fur et à mesure que j’avançais, me pratiquer un chemin creusé en plein cœur d’un quartier qu’ils divisaient en écartant à peine, d’un mince sillon arbitrairement tracé, les hautes maisons aux fenêtres mauresques… »

Proust, La Fugitive. Venise, 20/02/07, 16:42 ©JJM

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