Surface et profondeur

Voir, n’est-ce pas pas toujours deviner. C’est déjà bien. La profondeur affleure parfois à la surface, suggérée dans un sombre miroitement, un clapotis imaginaire, écho d’un voyage à venir. Dessous, se tient, fragile et menacée, l’origine. « Hélas ! tout est abîme, dit Baudelaire, – action, désir, rêve, / Parole ! » Pourtant, la mer, cet infini liquide, est à l’image de l’homme. Elle en est le « miroir », et, comme lui, elle est un « gouffre ». La liberté s’expose alors, au soleil couchant, dont les abysses tiennent le cœur caché. Et la raison s’affole, Pascal l’a bien vu. Baudelaire va plus loin : « Homme, nul n’a sondé le fond de tes abîmes ; / Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes, / Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets ! ». Rêver, me dis-je, partir, comme on dit, en plein mer.

Garonne, en décembre, 07/12/14, 17:10 ©JJM

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