Éloge(s) de l’ombre

Voir, avant de traverser le réel. L’ombre m’expose, à mes pieds. Immatérielle et fluide, elle tisse un voile métaphysique de fascination. Sûrement ce « calme un peu inquiétant que secrète l’ombre », dit Tanizaki. Mais Borges, à l’autre bout du monde, pointe l’énigme du flux héraclitéen : « Je suis fait d’une matière méprisable, le temps mystérieux. / Peut-être la source est-elle en moi. / Peut-être est-ce de mon ombre / que jaillissent, fatals et illusoires, les jours. » Éloge(s) de l’ombre, Tanizaki et Borges.

Ombre, Toulouse, 08/10/16, 17:48 ©JJM

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