Voir, à gros traits, en plein rêve, à gros traits, le moi dévidant sa pelote. Au réveil, penser à Nicolas Bouvier, quitté la veille du côté de Tabriz. Deviner dans la pénombre l’esquisse d’un autre visage. Se rendormir, tenter.

« Si vous voulez / peignez haut dans l’air sec vos icônes de neige / entourez-les de majuscules ornées /pendant que les flocons fondent sur votre langue / alléluia !

Moi j’ai d’autres affaires / je traverse en dormant la nuit hémisphérique / derrière le velours de l’absence / je retrouve à tâtons l’amande d’un visage / soie ancienne / les yeux couchés dedans / fenêtres où je t’ai vue tant de fois accoudée / frêle et m’interrogeant / comme un signe ou comme un présage / dont on n’est pas certain d’avoir trouvé le sens

Le chant vert du loriot ne sait rien du silence » 

Nord-Japon, hiver 1966. Nicolas Bouvier, Le dehors et le dedans, « Love song II ».

À gros traits, autoportrait, Palais de Tokyo, Paris, 06/04/17, 17:46 ©JJM

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