Jardins andalous

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Faut-il danser, pour que les dieux d’un théâtre d’ombres apaisent les corps meurtris par les armes, la maladie. Un chœur d’enfants décore les visages de pétales blancs. Les couleurs de la vie se mêlent à l’eau des criques. Les cigales, âmes des Mortels cachées dans les pins, glorifient le soleil levant.

Dans un temple surplombant la mer, à l’abri des oliviers, goûter la fraîcheur du marbre irisé, veiné de sang divin. Avoir sur la peau le souffle des ciels de Giotto. La douceur des regards peints. Leur détresse. Écouter le vent.

Couvrir la tempête des maux, par la beauté des jardins andalous. Ne pas se soumettre, oh, jamais las de rire, d’aimer. Alors danser, avec les fous de Bassan, recueillir l’ombre et la lumière dans nos mains.

texte et dessin (Frères, orphelins de la Guerre d’Espagne, d’après une photo de F. Kollar, 1937 ; graphite, carbonne, 18/03/20) ©JJM

Je vous souhaite de traverser cette période si difficile dans les meilleures conditions, de protection et de santé. Forza ! Haut les cœurs ! Ensemble !

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