Fleuve de vie

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Encore et encore, dire non au fiel ou à l’abandon, non aux promesses naïves, vidées par le ressac. Souviens-toi de l’enfant, au fond de son lit trituré, et du visage en allé, et du corps à l’océan. Souviens-toi du monde en ruines, de l’illusion du vide, à chaque pas, oui, devant, là, partout.

Croire, un abîme, suis-je l’ennemi. Fermer, refuser regards et rires, non. L’amour, même gaspillé, incendié, accueilli. Paysages brûlés, fleuves secs, sans larmes. Les animaux sont perdus, errants fuient. Les montagnes blessent le ciel, les oiseaux cherchent où nicher, chanter. 

Assez de rejets, l’amour ne s’éteint ou n’est rien. Quel secret sauvera les abeilles, les yeux, la douceur des cheveux. Est-ce des illusions la plus belle. Atteindre la nudité, balayer tous les mots usés. Et nager, fleuve de vie.

texte et dessin (D. Ghirlandaio, Portrait de Giovanna degli Albini Tornabuoni, 1489-1490 ; pierre noire, carbone, 18/01/20) ©JJM

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