J’aime les îles perdues

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La nuit, le ciel ne s’ennuie pas. Sous leur couette de nuages, les étoiles à coup sûr batifolent. Images bébête qui me vient, tournant et retournant dans le lit, pour éviter le pire. Certaines heures, mieux lunées, semblent des paniers tressés remplis d’eau. D’où provient l’eau, mystère. D’une montagne, d’une rivière, d’un petit lac dans la roche creusé, ou en bordure de pinède, d’une vague fendue par le Pequod.

Ou panier bigarré d’une île lointaine. J’aime les îles perdues, d’où plus rien n’arrive, que des signes énigmatiques, des abîmes de sens et des chants d’amour. J’en ai pour des nuits à en explorer les criques, les forêts, les villages, faisant naître un paysage à l’infini, parfois jusqu’au matin.

Ainsi naissent torrents, fleuves et océans, sous des ciels changeants. Alors, tu sais, sur la plage piquetée de mouettes, je marche, insouciant, au hasard des algues rouges coiffées d’écume, des coquillages, des rochers et des fleurs de sable sous les oyats, sifflotant au soleil.

©JJM

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