Sous l’Avalanche des Possibles

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La nuit est un essai, sous l’avalanche des possibles, quand les batailles s’achèvent et que tourne le vent. La mer, sombre et calme, engloutit les jours en ruine. Tenir tête aux bourrasques, aux séductions guerrières, au séisme d’un printemps inachevé, aux fleurs nues, à l’inquiétude des mains vides, de la peau exaspérée, aux regards de feu lancés à tout-va, reflets de reflets.

Dehors passe, du jour, mors pendant, le cheval malade. Le Canal respire à peine, les carpes étouffent, avides. Saules, platanes, cyprès, figuier, prunus, lilas, palmier boivent le ciel étoilé.

Large fenêtre. Le lit est immense, toujours, la nuit, et les livres emprisonnent les siècles. Sourire, tenir tête, à qui, à quoi, dans la pâle pénombre, ici ou là trouée par l’agacement d’un moustique ivre. Tache de sang sur l’oreiller, drame de l’obscurité. Résister à tout, t’accueillir, et que naisse la joie, d’être là, la fraîcheur des mots, au bord des lèvres.

©JJM

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