La marée

Tandis qu’autour de la fontaine, les grandes statues
Guettent, le soleil joue dans les acacias, et les mots

Se collent à mes paupières, à ma langue. Et je parle.
Comme ces fous dans la cour d’un asile, au profond

D’une forêt d’aubépines en fleurs, sur un banc. Oh,
Il fait si beau, je vais où je veux, te rejoins, heureux.

La marée forme des vasques de sable où se reflètent
Nos corps morcelés, dans l’eau captive. Soudain, de

Petits crabes translucides naissent des profondeurs,
Quand les vagues, après un long chemin jalonné de

Baleines, disparaissent dans la nacre, s’enfouissent
Au cœur de l’oubli, de nos regards étonnés et ravis.

21 09 17

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