La longue route

Et toi ou moi, collés aux mots, peu importe
je, tu, morcelés, ne comptent que nos regards.
La lumière vacille engloutie par nos bouches,
nos bouches collées aux mots, légers, fluides,

à ceux qui flottent en eau claire, dans la lumière
d’une chambre, à ceux jamais prononcés, à peine
pensés en plein vol incendiés. Suivre la migration
des mots, déjà lointains, et à venir. Oui, jamais

les mots n’en ont fini avec nous. Ils sont la vie
et la peur, et la joie, et la confiance, l’abandon,
la terreur et l’enthousiasme, les corps enlacés,

les corps enfouis, noués. Les mots sont la peau,
le frisson de l’inconnu, le vol des oiseaux dans
les yeux écarquillés, face à la longue route, oh.

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