Le fleuve d’or rouge

Une blessure traverse mon corps, elle me libèrera
de tout, de moi. Inaccessible, solaire par mauvais
temps, sous un ciel bleu d’hirondelles, en larmes,
dans la poussière d’un été brûlant, cris d’enfance.

Une blessure m’ouvre sur tout, sur toi, teinte joie
et chagrin, source vive du temps, oui, jour et nuit.
De mes rêves, elle est le décor, fleuve d’or rouge,
elle sillonne ma peau, mon être pas moi, ma peau.

Elle est ailleurs. Dans la joie gâchée, là, au cœur
d’un visage abandonné que les rochers déchirent.
Elle est victoire, sur moi sur tout. Dans le regard

croisé le matin, corps rayonnant, lumière passion,
amour force, caresse création, parole vraie, corps.
Le marbre du ciel cache le sang, je vole, t’appelle.

21 0317

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