Fol instant

Oliviers accrochés à la terre, longs serpents de pierres.
À perte de vue les collines brûlées cherchent l’air dans
l’ombre. Tu as cru voir un corps, un frisson de l’herbe
agacée par le vent, les abeilles jouent autour des fleurs

sauvages. Là-bas, une fontaine, l’eau, dans un bassin,
envoie des perles de soleil, des moineaux se baignent.
Un tissu blanc étendu à un fil. En toi, le monde effrité,
âme en lambeaux. Personne. Un instant tu as cru voir,

fol instant. Tu aurais presque reconnu des traits rieurs,
une jambe, une épaule. La sombre flèche d’un cyprès,
des branches coupées, et ton imagination galope à cru.

Apaise ton cœur, cet oiseau en cage. La pierre pâle est
ton refuge, regarde au loin, le plus loin. Le liseré bleu,
la mer, sois patient. Prends un chemin. Suis un nuage.

20 03 17

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