Scène ultime

Est-ce un aria, un air de tempête, un feu de brousse.
Il court dans mes veines, voile mes yeux. Il fouette
mon visage. Le ciel est zébré. Douceur, violence de
la scène ultime, de la passion, des corps, âmes liées.

La voix, cet élan, la voix, modulation de l’être, un air
si pur, si clair, de l’eau, Poulenc. Ou lointain tamtam.
Apaisement dans la fureur d’aimer. Mur frissonnant,
lustre central, plafond de lumière, fenêtre close, oh.

Les corps dansent et les arbres, au son d’une flûte, et
les animaux, où sommes-nous, loin dedans. Soudain,
le décor est arraché, je vois enfin, je vois un paysage.

Parler, chanter, c’est égal, voir, inutile, un souffle sur
la peau, un piano, une mélodie, rien d’autre. Savane
intérieure, je cours, scène ultime, et le rideau tombe.

10 03 17

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