Les mots de la vie

Une avalanche de sable, et le souffle coupé, la voix,
là-bas, tout au fond, entends-tu. Ville rouge, rongée
de poussière. Les arbres suffoquent, crachent, crient.
Le désert est dedans, désert, où, marcher sur la piste.

Pointillé de l’histoire, cartes anciennes. Vieux tarot,
soleil peint, frontière effacée, sable. J’irai au désert,
fuir, fuir. Je sais, Alceste ridicule, Alceste inhumain,
mais il est doux, le désert est son secret. Il ira seul à

dos de chameau, son dernier mot, oh, lumière, coup
de théâtre, c’est l’hymen, mots de la vie, mots de sa
vie, de sa chair meurtrie, vertige, abîme de l’hymen.

Il quitte tout. Partir loin, croire est vain, et tout quitter,
lui-même. Rideau, scène ensablée, mais en coulisses
on dit, il serait encore là, tu sais, que fait-il, il adore.

10 03 17

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