Firenze

Marcher sans but, décor flottant. Firenze surgit
de l’ombre, parfum, et le printemps. Via Cavour,
via Battisti, San Marco, Anges musiciens de Fra.
Où que je sois, reflet changeant, franchir l’Arno.

Jardins de Boboli, grotte de Buentalenti, grande
allée. Statue abandonnée. Toge aux plis savants,
un pan sur l’épaule. Tête de marbre noir, veines
pâles. Cou, pierre rose, posée sur le torse, droit.

Corps blanc grisâtre, usé. Un pied, sandale sale.
Je vois ses yeux, oh, ses mains. Je suis ailleurs.
Sous une branche bourgeonnante, un visage fin

nargue l’histoire, orbites vides, noires, il pleure,
trace de pluie. Main droite coupée, bras gauche
tendu vers, que dit-il. La nuit, je lui parle de toi.

07 03 17

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