Le ciel ton jardin

Fragments brisures éclats, ma vie s’émiette. Miracle,
tout tient. Sans fil ni lien. En tête, paysages inconnus,
nuits éparses, caprices du vent, rêves écourtés, mains
orphelines, tu sais. Les cris face à la mer, petit matin,

la déchirure du départ, et la rue déserte. Les avenues
accueillent mon égarement. Oui j’ai toujours voyagé.
J’arrête. Le marbre tient secret ce que j’ai tu, étouffé.
Les statues consultent la terre, les oiseaux, les arbres.

Sous les arcades des Offices, je les entends chuchoter.
Je bégaie trois vers de Dante, pâle écho d’une passion.
O donna in cui la mia speranza vige. Le ciel ton jardin,

le jour ta lumière nacrée. L’Arno moiré. Ta pâleur jette
un voile de douceur, accroché du regard. T’aimer, à ne
plus savoir qui je suis. N’en revenir jamais, oh, apaisé.

06 03 17

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