Soleil de ta savane

Capable de bribes et d’ébauches, rien de plus, trop-plein
d’émotion. Il goutte dans ma gorge, ni noir ni triste, non.
Je grappille des paillettes de joie. Sur ma peau suinte un
texte inachevé, mots éparpillés, antique collier, fil perdu.

Le scribe de mes nuits, toujours lui, me montre une voie.
Main levée, il grave, et je cours vers l’éclat d’une beauté
enfuie. Son sourire m’a submergé d’espoir, feu, lumière.
À nouveau elle est là. Les mots sont pâles, je les jette en

l’air. Faire fleurir une prairie sur les cailloux de l’enfance.
Dire le parfum, les pieds dans l’eau. Soleil de ta savane.
Fermer les yeux. Forêt de cheveux et mon visage enfoui.

Oh, ta sérénité, je n’y arrive pas, je n’en peux plus, réduit
à ne plus rien confier, à me taire, flottant dans un paraître
mité par l’abandon. Je guette la moindre déchirure bleue.

04 03 17

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s