La tenture des saisons

Le sang coule sous le marbre, le corps jaillit du bloc.
Le volcan des yeux couvre d’une blessure, la beauté.
Ton pouls galope. La passion n’est vive que tragique.
Oh, ta pâleur florentine rappelle le parfum du jasmin.

Princesse, toi l’inconnue, dans un musée prisonnière,
qu’as-tu vécu de si pur, de si douloureux, quel drame
ta bouche tient-elle secret, quelle joie fragile, sous un
diadème peint. Tu as affronté un matin glacé, une nuit

tu as tremblé, le cœur dévasté, en toi grondait l’orage.
Tu chantais, ta voix perdue dans l’éther, tu rejoignais
les oiseaux tissés à la main, sur la tenture des saisons.

J’ai chuchoté, au cœur d’une foule de Babel, j’ai osé te
parler, j’ai inventé les mots de ton silence. Le marbre
était chaud, le soleil caressait tes bras, et je t’ai souri.

03 03 17

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