Profondeur du ciel

J’ai sauté d’un train lancé, pleine vitesse, nuages et vent.
Le ciel est si beau. Ai-je été poussé, ni main, ni cri, rien.
Happé j’ai bien cru, non, j’ai roulé roulé, sans m’arrêter.
Le paysage reculait, tourbillon. Loin de moi, de tout, oh.

Je dois souvent revenir de si loin, et en route je me perds,
ne sachant ni d’où, ni vers qui, vers quoi je cours. Courir,
c’est beaucoup dire. Ici là, couleur, parfum, je ne sais pas,
réminiscence désir, je m’arrête, les choses bougent volent.

Des chemins s’ouvrent se ferment. Les arbres chantent, la
mer hésite à lancer ses vagues. Souvenir d’un train, pleine
vitesse, violence des vagues, et la terre m’envoie un signe.

Alors j’y vais, je n’entends plus rien, inaccessible silence.
J’ai voulu sauter, j’ai eu peur, n’ai plus eu peur. Vacarme
des roues, j’ai ri, le ciel était si profond, pour te rejoindre.

02 03 17

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