Silence des pyramides

Du Nil, je ne sais rien. Pourtant, je vois les montagnes
de pierres amassées par les muscles, le soleil, l’éternel
habillé de broderies, de bijoux des plateaux d’Éthiopie,
de Khartoum. Bleu et blanc se mélangent, fleuve bordé

de frais palmiers. Bateaux chargées de tissus, d’épices,
d’amphores d’huile et de blé, d’animaux, et de miroirs.
Le soleil est ton guide, Nil puissant, ton souffle nourrit
les hommes. Je rêve et voyage dans mon livre d’enfant.

Est-ce mon visage, ou le reflet d’une dynastie disparue.
Les rames percent l’eau, les sillages brillent, s’effacent,
un chant s’éloigne. Je te vois. Les images flottent au ras

du ciel. Ton corps ensoleillé laisse venir la nuit, oh, dans
une pièce, lumière ocre de fin d’après-midi. Nous avons
vu le fleuve, de si loin. Brisons le silence des pyramides.

01 03 17

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s