Le cristal

Ciel glacé d’hiver, visage saisi par le froid. J’aime
le froid, la pluie, la chaleur du désert, le printemps
parfumé, qu’importe le temps. L’herbe, les pierres,
les nuages, le soleil de Van Ruysdael, sont partout.

Je marche. Berge d’un fleuve, ici, ailleurs. Soudain
René Char, fureur et mystère, eau fripée par le vent,
c’est quand tu es ivre de chagrin, ivre, je le suis, oh,
que tu n’as plus du chagrin, je ne sais, que le cristal.

Nuages hésitants, le cristal du soleil, partout le soleil.
Je ferme les yeux, je ne veux pas. Je m’enfonce dans
les rues, ciel glacé, Palais-Royal, visage, et le parfum

du printemps, de ta main, les mots tombent, cascade
sur ma langue, les mots chantent encore, ivre de vie,
puits d’amour, au fond le cristal, la douceur du soleil.

28 02 17

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s