Les oyats

Tout a basculé, la rue n’était plus la rue, la porte ne
s’ouvrait pas, de quel côté, y a-t-il un côté, soudain
tout a je ne sais, pas d’autre côté, vent d’épouvante.
Est-ce l’esprit de la forêt, des vivants, ou des morts.

Parler parler, prends ton temps, le temps, le souffle
est continu, nu, arrête. Est-ce en toi toi qui n’es, oh,
ou si peu. Tu sais. Alors je plonge, nulle part, voilà.
L’arrière-monde, cette invention de ma névrose, où

flottent des silhouettes de rêve, oui non, cachées par
les oyats oh les oyats, les reconnais-tu, soleil parfait,
je ne rêve pas ne rêve plus, cachées, j’aime les oyats.

Des êtres, nous, libérés de tout, nous, ils chantent et
le sable brille. Quel vent. L’océan titube, ivre, infini.
Il faut danser, sans retour, sinon l’esprit, la rue, tout.

16 02 17

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