Oh, Senghor…

Oh, Senghor, puissions-nous préserver la « nudité
limpide des prétemps », la souplesse des pêcheurs
sur la plage, vivre l’incendie de nos amours, « feux
de brousse la nuit ». Non, dans le poto-poto de ma

vie, je patauge. Chaude n’est la pluie, ni les cyprès,
flamboyants. Je connais les papayers, les filaos, les
bougainvillées, aux lourdes grappes de sang. Sous
le manguier et le baobab nu, j’ai palabré avec lions

et gazelles, des osselets bénis plein les mains, pour
que chante la terre rouge du couchant, assis au bord
du vide. J’ai admiré l’envol des flamands et le combat

des buffles dans la poussière. Suivant le soleil d’un
visage pirogue, j’ai voulu nager. Mon cœur, tamtam
ardent, a roulé sur un ponton fleuri, jusqu’à la forêt.

08 02 17

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