Le refuge

Es-tu certain de n’avoir blessé personne, ton corps
brûle, ta pensée flotte. Le ressac, ta colère, s’écrase
sur les rochers. Les coques, les oursins se délectent
de riens. Toi, pour qui l’amour est phare éternel, tu

es aveuglé par le tremblé de tes émotions, ce séisme
de l’ombre. Sauve-toi, nage, plonge, dessine au fond
de l’océan, dans la poussière millénaire des abysses.
Là où tu échoues, au cœur du doute et de la joie, oh,

se tient la forêt. Les esprits veillent, des yeux furtifs
donnent aux feuilles l’éclat du diamant. Le soleil est
partout, en toi. Le sang est chaud, et sous tes pieds,

la mousse rouge crépite comme de la neige. Il suffit
d’un parfum, tu le connais, pour que s’envole, naïf,
le papillon de tes mains, vers la beauté, seul refuge.

04 02 17

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