Marcher sur la neige

Magie de l’eau, du dernier mot à la dérive, hésitant.
Lancé par qui, libéré du corps lourd, là-bas, allongé
parmi les pierres, les arbres glacés. Urgence du mot,
premier et dernier, oh, dont tu ne veux pas. Pourtant,

il est la vie, sa vie sans toi n’est rien, le mot chante
l’arrachement et le retour, la lumière et la tempête.
Il ne sait plus, appelle, implore. Folie des hommes.
La beauté peine à tracer un chemin, mot agonisant.

Soleil indifférent, la sève a rejoint le profond. Tu te
tais. Le mot suffoque, saute les vagues, il accroche
une branche nourrie de pluies à venir. Cri du corps.

Le printemps sera rouge sang, oui, rouge de la vie.
L’amour se noie, non, jamais, et les enfants jouent,
tu sais, l’océan boit le fleuve. Marcher sur la neige.

13 01 17

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