La beauté crue

Oh, violence des rêves, valse des êtres nus.
Les yeux cherchent refuge dans le noir, oui,
un îlot de clarté. Rien, le laminoir à l’œuvre,
et toi si petit, seul, broyé par la beauté crue.

Rires et courses folles parmi les oyats, dune
chaude, fin d’après-midi. Au loin une sirène
hurle de joie, et tu cours, tu y crois, tu cours,
mais la nuit t’emporte. Où, tu ne le sais pas.

Tout a disparu, indifférent. Tu ne t’en sortiras
pas indemne. Traces de pas, jeux de miroir. Et
le jour, hésitant, fragile, sous la voûte plissée,

Voie lactée fuyant derrière les arbres. Le jour,
oui, coule sur les murs et dans mon corps, oh,
dans ma gorge. Le rideau se lève, le soleil rit.

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