Le volcan égaré

De la nuit lacérée de griffures enfantines,
de joies nues et de naïve suffocation, oh,
corps flottant dans une lumière spectrale,
au plafond les algues du destin, le miroir

saigne. Il est temps. Joyeux, je m’élance
vers le soleil hivernal d’un rêve d’amour,
astre de Van Ruysdael, épaulé de nuages
somptueux. L’ombre douce lèche l’océan.

Sur le sable mouillé, la trace de tes pieds
nus. Est-ce le Nord, l’Afrique, non, une île,
oh, tu vois, les arbres dansent sous l’alizé.

Les oiseaux, fous de lumière, font taire la
mort. La beauté seule nous sauve, de tout,
de nous, du soleil même, ce volcan égaré.

24 12 16

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