Le ciel est rouge

Nuit, qu’as-tu fait de mon rire, dans l’éboulis
de mes appels, à flanc de dune où s’effacent
les traces de l’insomnie, les silhouettes d’or,
mots épineux ornés de fleurs blanches. Nuit.

Et de mes yeux, dis-moi, au cœur des acacias,
prenant mon élan pour attraper un oiseau, oh,
d’un coup d’aile il a filé dans l’ombre, un cri
dans son sillage étoilé, un cri, ou, est-ce moi.

De l’attente blême d’un visage radieux. Oui,
j’ai perdu pied, ivresse, tourbillon, et si beau.
Une voix chantait le départ. Absence, douleur

d’une joie calcinée, nudité du vent, je me suis
retourné, plus rien. Nuit. Paysage de brousse.
Oh, ton rire, qu’en as-tu fait. Le ciel est rouge.

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