Chants millénaires

Il n’y a rien au-dessus des arbres, rien, sinon
quelques cris égarés, dilués par l’hiver blanc.

Chaque branche, lancée plein ciel, est racine,
appel ou réponse, pleur aussi, et rire enfantin.

Les oiseaux le savent, qui se posent, élégants,
leurs plumes décorées de chants millénaires,

tandis que les troncs respirent. Alors je ferme
les yeux, visage collé à l’écorce rugueuse, oh,

et la chaleur, tu sais, descend jusqu’à moi, oui,
je n’ai plus qu’à me laisser vivre, apaisé et nu.

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