Mots engloutis

J’ai, dans un rêve, avalé des mots,
d’où, je ne sais, et de qui, là furtif,

un regard fuit, des talons chantent sur
un pont florentin, des mots, engloutis.

Mon corps brûle, et de mes mains,
de mes cheveux, de mon ventre, oh,

des flammes éclairent le lit, les livres,
aussi douces que mots chuchotés, oui,

au creux du crâne, dans l’intime silence.
Fourbu, je respire un nuage de cendres.

03 12 16

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s