Le cœur bat trop fort

Éclaire-moi, nuit, dessine des ombres
de joie, de souvenirs de joie, d’éclats
de rire, au beau milieu d’un jour
prochain. Cela suffira, oui, à faire

bouillonner mon sang gelé,
mon corps transi, réchauffe-moi.
La vie coule au creux des mains.
Un petit orchestre joue une ballade,

deux pas de danse, frôlement
de tissus. Le cœur bat trop fort,
arrête, les rues m’attendent, et

je ferai semblant, non, ma bouche
t’appelle, ma bouche est libre,
oh, les cyprès nous cachent.

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