Le gouffre

Un oiseau de nuit, d’un coup d’aile, raye la vitre.
Il crie au moment où, titubant d’insomnie, je me
lève pour boire ou fermer le volet, je ne sais plus.
Battement de plumes, sur le lit, le mur, les livres.

Les cyprès vacillent, la chouette est là et elle voit
tout. Les yeux écarquillés, pris de vertige, dans la
lumière du lampadaire de rue, j’essaie de traverser
les ombres de ma vie, ne sachant de quels secrets,

vérité, mystère, mensonge, amour, elles seront les
costumes de scène, dans quelle comédie, tragédie,
j’aurai à donner la réplique, oui, affronter l’invisible,

jamais atteint ni deviné. Je retrouve, oh, mes peurs,
mes espoirs, arrachés tout le jour par la joie, tu sais,
qui la nuit se consument dans le gouffre du silence.

22 09 16. Inachevé 142 (l’ultime)

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