Faire du silence un rêve

L’orage fait trembler le figuier, les tempes battent.
La fenêtre esquisse un Turner de brocante. La mer
est si loin. Le soleil a lui, oh, pour la dernière fois.
Faut-il encore renoncer, aux paroles et aux gestes.

Garder, de la pluie la fraîcheur, du soleil la lumière,
des nuits, l’étonnement des mains, l’apaisement du
chagrin, du chagrin la douceur de l’enfant et la joie.
Broyer le reste, violence du ressac, contre la falaise

usée, incendie des forêts de tamtams, ciel noirci de
chants, abandon des oiseaux, corps harassé, bouche
collée, colère des entrailles, âme errante, non, lutter.

Faire de l’ombre un refuge, du silence un rêve et ne
rien oublier, ni croire, libre de tout abandon, dans le
vide de la création, tu le sais, et de l’énigme à venir.

14 09 16. Inachevé 138

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