Brume d’été

Dans le reflet d’une vitre passe, déjà enfui, le
souvenir d’un drame, soleil couchant, l’épave
naufragée d’une buée d’espoir. Souffle coupé,
j’ouvre grand la fenêtre, et tente de dire, quoi.

Touffeur, brume d’été. Pluies aveugles du fond
des marais, lambeaux de lumière percés d’yeux
inquiets, visage retourné dans un écho de lune.
La rivière est d’argent, le ciel, criblé de songes

hurleurs. L’essaim du désir frissonne. Le temps
désincarné, à la nuit nue, coule à travers champ.
La voix blanche des éclairs de chaleur teinte la

musique joyeuse des insectes prêts à mordre la
vie, à aimer l’entrelacs des herbes lascives, oh,
dans le labyrinthe d’une blessure immémoriale.

10 09 16. Inachevé 133

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