La fresque

Oh, frontispice de mes nuits, fresque de sable blanc,
scènes gravées à la lumière d’un halo italien. La rue
baigne dans l’orbe du lampadaire muet. Les temples
donnent sur le ciel, la mer et des portes, oh, à l’infini.

Chaque porte cache une énigme. Aucune ne s’ouvre.
Aucune pourtant n’est fermée, et j’entends des bruits
ambigus. Râles d’extase et de mort, paroles étouffées
et chuchotées. Éventail de cris et de rires. Rhapsodie

houleuse qui annonce meurtre ou jouissance, orgasme
ou dernier souffle, vengeance acide ou secret d’amour.
Je croise toujours un enfant, et une silhouette fugitive.

J’accroche une voile au soleil. Je découvre la fresque.
Une place ombragée, le reflet d’une île sur l’herbe. Je
m’y réfugie, consolé, oui, pour glisser dans l’inconnu.

07 09 16. Inachevé 130

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