Extase de la houle

Voilure d’un porte-queue flambé, les ailes offertes
au flot de lumière. L’une est l’autre en miroir rayé
d’ombres. Beauté insatiable, nourrie d’elle-même,
aux pistils de grappes, fringant Buddleia de David.

Elle se passe de mes yeux qui l’accueillent. Sans eux
nul miroir ne rêverait la réalité. Dans chacun se tient
Borges. Un nuage fait chevalier van Ruysdael, tubes,
pinceaux, mains tachées de soleil. De Turner, un œil

grondant plein ciel, magie au centre du typhon. L’air
a besoin des pierres, le papillon se pose sur le granit,
le marbre des carrières, des statues. Ses ailes dressent

le vent. La mer engloutit le ciel et l’eau devient acier.
Extase de la houle. Les pins entonnent une supplique,
disent l’amour. Oh, peindre, me taire, oui, tu entends.

04 09 16. Inachevé 127

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