Le gouffre du temps

Au-delà, il n’y a rien, à l’infini du rien. La voûte céleste
tend sa toile trouée d’or. Ici et là, fuient les oiseaux noirs
des nues, les plumes peintes d’un trait. L’encre de Chine
se dilue dans la chevelure de Bérénice, gouffre du temps.

Le silence est alors si profond. Le chien de la forêt prend
peur. Il court, s’arrête et grogne. Aboiement régulier, vain,
lancé contre un mur invisible. Derrière se cache un danger
inexistant. Oreilles pointées. Des ultra-sons terribles, émis

par un essaim accroché à une branche, vibrent de l’histoire
du jour sur la planète, et dans les pins, les nids se balancent
au gré de la brise. Au large un marin, accoudé au bastingage

d’un cargo, rêve d’une femme qui rêve de lui rêvant d’elle.
Sur la terrasse, je scrute la nuit, esprit vide, et finis par être
ramené à un rêve d’enfant. Être marin, oh, admirer la nuit.

03 09 16. Inachevé 125

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s