La douceur des pierres

Prendre appui, oui, s’envoler. Regard, mot d’amour.
Alors les pattes poussent, ailes tendues, là-bas, loin,
où ce qui n’est pas encore va naître, va enfin voir le
quoi, le jour, la nuit, oh non, l’appui s’effrite. Ongles

cassés, enfoncés, crispés, rien ne tient. Et le regard,
où est le regard, enfoui. C’est fini, je ne vois plus, et
j’appelle. S’appuyer, non, tout est remous, tu le sais.
Où est la douceur des pierres. Leur force. Densité du

granit. Le regard ne pénètre pas le marbre, ni rien, oh.
Pierres épaisses. Amassées, empilées, soudées. Et les
mains se blessent, peau arrachée. Vaine résistance à la

matière. Le corps, idée de lui-même. L’issue, un point
au fond des yeux. Tours, voûtes, lourdes marches sont
dedans, érigées à chaque pas. La vie prend appui, libre.

25 08 16. Inachevé 122

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s