Le vent use la pierre

Sol dallé du parvis, le soleil gicle sur le marbre.
La Seu, indifférente au va-et-vient des fourmis.
Casquettes, robes légères, nu-pieds. Sur le côté,
refuge de l’ombre. Assis sur une marche. Murs.

Le vent use la pierre, l’histoire. Je lève les yeux.
Solitude de statues abandonnées, si émouvantes,
surplombant la grande place. Des enfants jouent,
autour d’une grande fontaine. Terrasses de cafés.

L’insouciance couve une catastrophe, rires et cris
fusent. Les personnages de bronze entourés d’eau
ruissellent. L’amour vole parmi les papiers gras et

les canettes. Les statues, rongées de temps, rêvent.
Visages lissés, corps sans tête, bras mutilés. Espoir
d’une parole, oh. Elle peut venir de toi, de moi. Oui.

22 08 16. Inachevé 120

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