Fouler terre de beauté

Atteindre enfin, sans que la démesure ne le ruine, ce que
les yeux cherchent en vain, aveuglés. Au-delà des arbres
couchés par le vent, accrochés à la roche que les vagues
caressent, oh, depuis des millénaires. Et se laisser porter,

libre et serein, ne rien regretter, que la douceur gâchée par
les peurs enfantines, les nuits blessées, la tête enfouie sous
l’oreiller. Le paysage s’ouvre, infini. Que vouloir de plus.
Tu veux croire. En ce ciel, ce visage. Les espaces vierges

sont visibles à l’œil nu. Fouler terre de beauté demande
oubli de soi. Aimerai-je mieux les algues, la mer, ta voix,
le soleil, je ne sais. Ignorant, si loin de l’essentiel, et sans

complaisance. L’amour est le vide aperçu dans un regard
croisé, et le manque de ce vide. Garde l’espoir d’errer un
peu moins, ce manque vissé au corps, à son excès, l’âme.

19 08 16. Inachevé 117

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