Le cœur de la vie

Oh, la force, la faiblesse des mots, hérauts de l’esprit, oh,
sans eux perdu, égaré parmi les choses nues, et centre de
rien. Sans lieu nulle part, sinon dans l’errance innommée
qu’un trait sur la roche esquisse, cailloux et corps peints.

Les mots-fenêtres ouvrent sur eux-mêmes, dessinant ce
qui surgit ici là, agave et rocher, palmier, mouette, pins.
Monde parfumé, festin pour les yeux, ouverts sur, enfin,
d’autres yeux. Mais que visent-ils. D’autres êtres, oh, te

voilà, visage, puits, source. Le temps joue avec l’espace,
le tord. Les mots me perdent, mais ne suis rien sans eux
ni sans te voir. Je me sais perdu, le fleuve coule sans fin.

Dans le tourbillon d’un Turner, je fixe le moment où, te
voyant sur une plage ensoleillée, oui, ne te sachant vue,
marchant dans l’eau, j’étais au cœur de la vie, sans mot.

18 08 16. Inachevé 116

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