La vie d’une mouette

Étrangeté du temps. L’épée fend la rouille, et perce
le cœur, dans l’épaisseur des époques et des songes.
Images collées sur la rétine, au creux des mains, ou
tatouées sur la peau, ce lieu de mémoire. Des traces

qu’un rien fait surgir, hasard, pleine lune ou frisson.
Dans la chambre, à terre, livres, voyages à inventer,
fenêtres à ouvrir, parfum de larmes, et sous une pile
de partitions, un oiseau. Enfin, la photo d’un oiseau.

Une mouette sur un marque-page orphelin, venu de
loin. Un port. Plage du Nord et lumière d’après-midi.
Hurlements de sirènes, oh, couleurs vives des cargos.

Vent du large, têtes de poissons, crevettes sur le quai,
miettes de repas amoureux. Une belle vie de mouette.
Je rêvais, allongé sur le lit. Toute la nuit, oh, j’ai flotté.

17 08 16. Inachevé 115

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